Revenge porn, compte fisha : comment des photos intimes d’ados se retrouvent sur internet


<p>Elle s’appelle Kieran, a 20 ans et se bat tous les jours pour <a href=”https://www.ohmymag.com/instagram/instagram-prevoit-de-bannir-des-adolescents-sils-ne-remplissent-pas-certains-criteres_art132050.html”>enlever des photos intimes d’adolescents sur les réseaux sociaux</a>. Avec son collectif Stop Fisha, elle traque les comptes qui bâtissent leur notoriété sur le <em>slut shaming</em> et le <em>revenge porn</em>.</p><h2 id=”f3g7c”><strong>C’est quoi les “comptes fisha”?</strong></h2><p>Sur internet de plus en plus de comptes mal intentionnés prolifèrent. Ceux-ci ont pour but de nuire à des jeunes femmes, et des jeunes hommes, en les “affichant” en ligne, d’où le nom “ficha” (ou “fisha”) en verlan. Ces comptes fisha parviennent à se procurer des photos intimes (photos dénudées, en lingerie, sextape etc.) de jeunes internautes pour les diffuser ensuite sur les réseaux sociaux. </p><p>Ces pratiques sont d’une extrême violence puisque les parties les plus intimes de ces usagers, leur intimité, est dévoilée aux yeux du plus grand nombre, sans leur consentement. </p><h2 id=”88gvi”>Slut shaming, compte fisha, de la cyber-violence avérée</h2><p>En plus de la honte que ce genre de pratique peut provoquer, c’est une forme de violence, souvent suivie d’un cyber-harcèlement fort de la part des internautes qui tombent sur ces photos volées. En effet, une fois la diffusion de ces contenus, les ados qui en sont victimes sont ainsi exposé.es au <em>slut shaming</em>, soit le fait de <em>”stigmatiser, culpabiliser ou disqualifier toute personne dont l’attitude ou l’aspect physique serait jugé provocant”</em>. </p><p>Le collectif <a href=”https://www.instagram.com/stop.fisha/” rel=”nofollow”>Stop fisha</a> a décidé de faire de la lutte contre ces comptes, et les créateurs des comptes qui <em>leakent</em> (diffusent sans autorisation) ces contenus sensibles, son cheval de bataille. “<em>La honte doit changer de camp</em>” nous rappelle Kieran, active au sein du collectif Stoph fisha, dans notre interview. <em><strong>À retrouver en intégralité dans notre vidéo. </strong></em></p><h2 id=”37r9f”><strong>Qui fait </strong><strong><em>leaker</em></strong><strong> ces contenus intimes ?</strong></h2><p>Mais comment de tels contenus se retrouvent sur des comptes fisha ? Kieran nous explique que bien souvent ce sont des proches des victimes qui sont responsables de leur diffusion. “<em>Une ancienne amie, un membre de la famille ou encore un ex-petit ami</em>”, peuvent être à l’origine de <em>revenge porn</em>. Soit le fait de se venger d’une personne en diffusant du contenu explicite sur internet, sans son consentement. </p><h2 id=”8lmqe”><strong>Peut-on échapper à ce type de vengeance virtuelle ? </strong></h2><p>Peu de choses peuvent vraiment vous prémunir de tout risque, les associations de <a href=”https://www.ohmymag.com/societe/suicide-toi-comment-cyril-schreiner-apprend-a-gerer-le-cyberharcelement_art132143.html”>victimes</a> de ces pratiques en ligne et les services de police recommandent toutefois à ceux.lles qui souhaitent limiter les risques tout en continuant d’envoyer des <em>nudes,</em> d’éviter de montrer “<em>son visage ou des signes distinctifs comme des piercings ou des tatouages sur (l)es photos intimes</em>” qui pourraient être partagées. Ainsi, si les photos <em>leakent</em>, il devient difficile de pouvoir identifier qui que ce soit. </p><h2 id=”l4ku”>Quel rôle pour les plateformes sociales ? </h2><p>Une façon de limiter les risques pour de potentielles victimes, certes, mais il s’agirait surtout de pouvoir limiter la diffusion de ces photos par des tiers et leur propagation par des entités comme les réseaux sociaux. Si certaines plateformes comme Snapchat ont décidé de s’associer avec le Gouvernement actuelle et Marlène Schiappa <a href=”https://www.ohmymag.com/cyber-harcelement/cyber-harcelement-apres-setre-confiee-sur-son-experience-cette-chanteuse-a-ete-retrouvee-morte_art130923.html”>contre le cyberharcèlement</a>, “<em>quand un compte est supprimé, deux autres sont créés</em>” déplore Kieran.</p><p>Aujourd’hui, les créateurs de ces comptes fisha risquent des peines à hauteur de deux ans de prison et 60 000 euros d’amende. Si la personne est mineure, cinq ans de prison sont requis et 75 000 euros d’amende. </p><h2 id=”793bv”>Un phénomène toujours d’actualité en 2022 ? </h2><p>En ce début d’année 2022, l’émission “Zone interdite” s’est intéressée <strong>aux dangers liés à la sexualité des ados</strong>. Il en ressort que ce phénomène continue d’être en expansion et surtout très inquiétant puisque ces comptes révèlent également les informations personnelles pour inciter au cyber-harcèlement en masse des victimes.<em> “En un an, le collectif Fisha a réussi à faire ferme 850 comptes”</em>, mais combien d’autres s’en crée chaque jour ? </p><figure data-type=”media” data-key=”3getn” data-site=”Twitter”>
<blockquote class=”twitter-tweet” align=”center”><p lang=”fr” dir=”ltr”>Le &quot;fisha&quot; consiste à exposer les &quot;nudes&quot; de jeunes filles sur les réseaux sociaux sans leur consentement. Comble de l’humiliation, ces comptes révèlent les informations personnelles des victimes.<br>&quot;Ados et sexualité : quels dangers les guettent ?&quot; dimanche à 21.10 <a href=”https://twitter.com/hashtag/ZoneInterdite?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw”>#ZoneInterdite</a> <a href=”https://t.co/JBaKd6Rfeo”>pic.twitter.com/JBaKd6Rfeo</a></p>&mdash; M6 (@M6) <a href=”https://twitter.com/M6/status/1479407474281177090?ref_src=twsrc%5Etfw”>January 7, 2022</a></blockquote>

</figure>
<p>Pour aller plus loin, découvrez vite le livre édité par <strong>l’association Stop Fisha</strong>. L’ouvrage dresse <strong>un état des lieux des cyberviolences sexistes et sexuelles</strong> et souligne son augmentation alarmante ces dernières années. De quoi en apprendre plus sur le sujet, découvrir ses enjeux et ce que ces pratiques virtuelles racontent concrètement de notre société actuelle. </p><a href=”https://www.awin1.com/cread.php?awinmid=12665&amp;awinaffid=621697&amp;platform=dl&amp;ued=https%3A%2F%2Flivre.fnac.com%2Fa15963888%2FHajar-Outaik-Combattre-le-cybersexisme%23omnsearchpos%3D1″ rel=”nofollow” target=”_blank”><figure data-type=”image” data-key=”bi6up” data-site=”PMD_BONE_Image”><img src=”https://cap.img.pmdstatic.net/fit/https.3A.2F.2Fi.2Epmdstatic.2Enet.2Ffromm.2F2022.2F01.2F11.2F8850e4a3-23f4-4a97-b336-93f97efdc557.2Epng/1120×439/quality/80/thumbnail.png” alt=”” data-id=”” /><figcaption><span class=”credit”>LEDUC</span></figcaption></figure></a><p>Retrouvez l’interview de Kieran dans la vidéo en tête d’article. </p><script data-autoload=”true” async src=”https://platform.twitter.com/widgets.js” charset=”utf-8″></script>

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