Du miel récolté et distribué gratuitement aux habitants de Lignières-en-Vimeu

16/11/2022 0

De l’extrait du miel en atelier jusqu’à la distribution de pots aux habitants de Lignières-en-Vimeu, les enfants du village participent activement à la vie des deux ruches pédagogiques. (©Isabelle de Waziers)

Installées il y a un an à côté de l’église de Lignières-en-Vimeu, près de Oisemont, les deux ruches pédagogiques gérées par Ronan Grognet, apiculteur depuis 2020 dans le village, ont livré leur première récolte de miel.

Pour rappel, l’installation de ces ruches a été décidée en conseil municipal avec le maire Isabelle de Waziers et financée par le budget participatif du Département de la Somme. Ce projet étant avant tout éducatif, et non commercial, un pot de miel a été distribué dans chaque maison de la commune.

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Actu : Quel est l’objectif de ces ruches ?

Ronan Grognet : Le but est de faire de la pédagogie autour de l’abeille, lui redonner sa place, valoriser son rôle, et apprendre à vivre avec elle. Il s’agit aussi de changer certains comportements et de créer du lien social autour de la préservation des pollinisateurs et de notre environnement, par le biais d’ateliers pédagogiques.

À qui s’adressent ces ateliers ?

RG : L’acquisition par la municipalité d’une mallette pédagogique sur l’apiculture permet de réaliser des ateliers pour tous les publics, scolaires, habitants du village ou autres. De plus, l’avantage de ces ruches est qu’elles ont une planche d’envol isolée, permettant aux abeilles de sortir à plus de 2,50 m du sol, ce qui permet de les observer sans les déranger, et sans être incommodés. Cette année, les ruches ont permis aux enfants de découvrir les diverses étapes nécessaires à la tenue d’une colonie et à la production de miel, jusqu’à l’extraction et la mise en pots.

Est-ce dangereux ?

RG : La commune de Lignières-en-Vimeu a acheté des tenues d’apiculteurs : les personnes le désirant peuvent ainsi assister en toute sécurité à l’ouverture des ruches en saison.

Globalement, comment s’est passée cette première année ?

RG : À la fin de l’année 2021, peu de temps après leur installation, les deux ruches ont été dépouillées de leurs abeilles par des attaques de frelons asiatiques. Il a alors été décidé de racheter un essaim au printemps, chez un revendeur apicole. Mais cet essaim a été livré tardivement, ne permettant pas de faire de récolte au niveau de la première miellée qui s’effectue à la fin de la floraison des colzas [N.D.L.R. : fin mai généralement].

Et la seconde miellée ?

RG : Nous avons divisé l’essaim acheté afin d’en créer un nouveau pour l’autre ruche. Cette opération affaiblit la ruche mère qui, de ce fait, ne peut donner énormément de miel l’année de la division. Quant à la seconde ruche, elle ne donne rien la première année de création, car il faut laisser le temps aux abeilles de constituer leurs provisions. C’est pourquoi nous n’avons eu que très peu de production cette année.

Les très fortes chaleurs de cet été ont-elles eu un effet sur la production ?

RG : Concernant la canicule, c’est à double tranchant. Elle a permis aux apiculteurs de la région de bénéficier d’une bonne récolte de miel de printemps. La raison : les abeilles ont pu butiner pratiquement tous les jours, du début de la saison jusqu’à mi-mai. Par contre, pour la deuxième miellée les choses se sont nettement compliquées pour nos abeilles, car le manque d’humidité a desséché une bonne partie des fleurs qui n’avaient plus de nectar à leur offrir. La récolte d’été s’est donc trouvée très altérée par ce phénomène.

Lien : actu.fr



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